AUTODROME PARIS 

 

AUTOMOBILES D'ART


Conseil en patrimoine Automobile Classique - Spécialiste Lamborghini, Ferrari, Maserati, Pagani, Aston Martin

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Février 2015

 

 

Certaines voitures produites par les plus prestigieux fabriquants ont marqué l'Histoire. Parfois ce fut pour leur technique, leur puissance, leur ligne. Longtemps aussi la vitesse maximale fut un repère essentiel qui distinguait les plus fabuleuses créations des nombreux modèles de grande production. Aller encore plus vite -  plus vite qu'à pied ou à cheval, plus vite qu'en train... - était l'essence même de l'automobile depuis sa création...

 

Enfants, adolescents, lorsqu'une de ces merveilleuses Grand Tourisme était par un beau hasard garée dans notre quartier, nous nous penchions le long de la vitre conducteur, tâchant de distinguer "jusqu'ou montait" le compteur : 260, 280, 300 km/h furent durant très longtemps les signes magiques qui authentifiaient les pur-sang de Ferrari, Maserati, Lamborghini, Aston Martin : 300 ! Cela n'était décidément pas le même univers que celui de la Ford ou de la Citroën familiale...

 

 

 

 

Ainsi, la Lamborghini Countach LP400, voiture de rêve s'il en est, affichait une vitesse de pointe (expression souvent utilisée alors) de 315 km/h... c'était le chiffre le plus élevé jamais cité - même si certains étaient sceptiques, et l'on guettait avec grande impatience le verdict du chronomètre, dans les magazines à paraître. A noter qu'à cette époque (début des années 70), sur des voitures capables de vitesses proche des 300 km/h réels, aucun appendice aérodynamique, ni "spoiler" ni aileron, ni même becquet à l'arrière n'était jugé nécessaire... Le courage et la dextérité des conducteurs étaient les seules véritables limites.

 

 

 

 

Documentation de la Countach LP400 (Brochure orignale, archives Autodrome)

La vitesse "réalisable à 8000 t/mn" en cinquième est annoncée sans réserve: 315 kilomètres heures...

 

 

La nouvelle Ferrari, à peu près contemporaine, surprit un peu par son appellation, BB, mais plus encore par l'architecture de son moteur : fini le "V", l'architecture était à 12 cylindres à plat, conforme à celle des derniers moteurs de Formule 1 de Maranello. Certains fanatiques firent la fine bouche : la noblesse de la mécanique n'était-elle pas indissociable de cette fameuse structure V12 ?

 

 

 

 

 

La première version de la BB, 365 GT/4 : une divine pureté de ligne. Peu après, le dessin de la version 512, à moteur 5 l., s'alourdissait d'une prise d'air latérale et d'un spoiler.

Leonardo Fioravanti (Pininfarina), qui avait déjà signé la Daytona, avait bel et bien réinventé "la" Ferrari, avec une sûreté de crayon inimitable et une inspiration visionnaire.

Son style "effaçait" magistralement les anciens codes du moteur avant ; quant à ses rivales à moteur central, la BB surpassait peut-être en beauté la Miura qui l'avait précédée.

 

 

La querelle du moteur ne dura pas. Le nouveau Flat-12 (Boxer) était léger, puissant : 380 chevaux sur la 365 GT/4 BB (ramenée à 360 sur les 512). D'ailleurs, même si le V12 Colombo est le plus célèbre, avec d'innombrables victoires, on sait que l'histoire de Ferrari s'est aussi construite sur d'autres moteurs que les V12, notamment 4 cylindres en ligne, V8 et V6, qui participèrent à la légende.

 

Comme toujours à Maranello, de la piste à la route, le progrès technique issu de la compétition, s'imposa : la BB affichait fièrement 302 km/h, première Ferrari de route à franchir le seuil mythique - voir le document ci-dessous. Il ne s'agissait plus de chiffres sur un compteur, mais d'une vitesse réelle revendiquée - qu'aucun essayeur ne put vraiment confirmer, comme souvent avec ces modèles de hautes performances. Aujourd'hui, la BB s'inscrit parmi les plus extrêmes Grand Tourisme de l'époque Classique, et pas seulement pour sa promesse de vitesse : avant que la production s'industrialise avec la Testarossa (1984), la BB est peut-être l'apogée de la lignée des Ferrari de route Classiques.

 

 

 

Documentation de la Ferrari 365 BB 1974. Brochure orignale, Archives Autodrome.

 

 

En 1991, Bugatti revenait soudain d'un passé lointain par la grâce d'un trio de visionnaires, Paolo Stanzani, Romano Artioli, et...Ferruccio Lamborghini, discrètement présent lors de la gestation du projet - comme nous l'a raconté Paolo Stanzani, dans l'interview qu'il nous accorda dans Autodrome Bulletin N°16. Avec son V12 de 3,5 litres à quadruple compresseur IHI, l'EB110 est annoncée pour pas moins de 342 km/h, sa cousine la EB110 S (pas encore SS, sur les premières documentations) affichant pour la première fois dans l'Histoire, plus de 350 km/h, 351 exactement.

 

La berline EB112 figure aussi sur le premier catalogue complet, dotée d'un moteur V12 également, mais placé à l'avant, sans compresseur et de six litres de cylindrée. Cette "four-door Sports Saloon" (berline sportive quatre portes), revendiquant 250 km/h, ne sera hélas jamais produite.

 

 

 

 

Une des premières documentation Bugatti (Brochure orignale, collection Autodrome)

 

 

Un peu plus tard, en 1998, c'est Pagani qui entrait dans la danse, avec la Zonda... cette fois, la vitesse maximale pure n'entrait plus autant en jeu : Horacio Pagani proposait une vision nouvelle pour ce qu'on appelait désormais les "supercars". Il avait choisi un moteur V12 élaboré par Mercedes, de forte cylindrée (6, puis 7 litres, et enfin 7,3 litres), avec un couple considérable ; le dessin était innovant, la réalisation et la finition hors pair. La documentation, ce qui était très inhabituel, ne mentionnait pas de vitesse maximale... Une Pagani se voulait unique et "personnalisée", même si c'était seulement dans les détails, et la marque se tenait donc un peu à l'écart des chiffres et des normes.

 

La nouvelle venue rencontra une certaine résistance passive de la presse et des "experts", résistance qu'Autodrome a longuement travaillé à effacer, en assurant l'importation et la distribution de la marque en France et à Monaco dès 1999 (en tant que premier importateur de Pagani dans le monde). La démonstration des qualités inédites de la Zonda demanda beaucoup de pédagogie et de ténacité, pour dépasser les idées reçues. Les premiers acheteurs, de France, d'Allemagne, de Russie, venus s'initier chez Autodrome à Cannes, repartirent conquis, commande signée. La jeune marque s'installa sur l'Olympe des constructeurs.

 

 

 

Pagani Zonda : une inspiration nouvelle, une GT conçue comme un ensemble homogène, sans priorité à la vitesse de pointe.

Mais le mythe des premières voitures qui dépassèrent les 300 km/h perdure, et ne s'effacera jamais...

Documentation de la première Pagani Zonda (1998) avec V12 6 litres Mercedes, Collection Autodrome

                                                                                                                                                       


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...L'aventure Autodrome a commencé dans les années soixante, lorsque les frères Levy, passionnés d'automobiles sportives commencent à acquérir leurs premiers "pur-sang", Facel-Vega Facellia,

Alfa-Romeo Giulietta, R8-Gordini, Lotus Elan, Lotus Europe, Maserati Mexico, puis Ferrari et Lamborghini, Aston-Martin, Bentley...

Neldo Levy (Autodrome Paris), et sa première Ferrari

Michel Levy dans les années 80, avec la Miura S blanche de la collection familiale

 

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