Quelques jours chez ...   AUTODROME 



Cette chronique est un aperçu de l'activité ordinaire d'AUTODROME, laquelle est parfois plutôt...extraordinaire !

 

 

 

Juillet 2014

 

 

On regrette parfois que le temps passe trop vite. Pour les Collectionneurs, la perception du temps est fluctuante. Observer et toucher un véhicule ancien peut nous faire remonter dans le passé. Une belle automobile est souvent d'autant plus aimée qu'on en prend soin depuis longtemps. Un regard sur le passé de notre métier nous donne matière à réflexions.

 

Voici quelques voitures que nous proposions à nos Clients il y a une dizaine d'années seulement :

 

- En 2004, Autodrome affichait ce cabriolet Jaguar Type E 3,8 litres pour le prix aujourd'hui dérisoire de 41.000 Euros, et un Coupé Ferrari 250 GT PininFarina 1958, légèrement préparé pour la compétition historique par un spécialiste italien, pour seulement 130.000 Euros... Dix ans ont passé, et il va sans dire que les heureux acquéreurs ont pris une excellente décision à l'époque.

 

 

 

 

 

- Trois ans plus tard, en 2007, Autodrome proposait, toujours en excellent état, une Lamborghini Miura S de 1969 pour 250.000 €, autant dire un rêve impossible aujourd'hui, et une 400 GT 2+2 au prix incroyable de nos jours de 130.000 €. En sept ans, on peut estimer la valeur de telles auto presqu'au quadruple. 

 

 

 

 

Nos Clients et amis les moins jeunes ont à l'esprit la période 1988/1989, durant laquelle les prix des classiques s'emballèrent en quelques mois, Ferrari en tête bien sûr, mais aussi Maserati et Lamborghini, pour retomber aussi rapidement en 1990. Nous avons analysé en détail ce phénomène dans Autodrome-Bulletin [N°5, Juillet 2003]. Il était dû à l'arrivée massive et brusque d'investisseurs financiers avides de profit et qui, juste après le décès d'Enzo Ferrari, spéculèrent aveuglément, sans connaître le moins du monde les voitures qu'ils achetaient, sinon que "leur prix montait". Conséquence de cet afflux de capitaux investi à très court terme et sans aucune compétence, ni réel amour de l'automobile : beaucoup de ceux qui n'achetaient que pour revendre et engranger un argent facile en ont été pour leurs frais.

 

Aujourd'hui, avec le recul des vingt-cinq ans écoulés, on comprend que la hausse régulière des quinze ou vingt dernières années n'a rien de commun avec la brève parenthèse de frénésie de la fin des années 80, marquées par la fascination de l'argent et la cupidité. La montée constante de la valeur des automobiles anciennes est le résultat normal, logique, de l'intérêt croissant des véritables passionnés et Collectionneurs, de plus en plus nombreux. Aujourd'hui, dans presque toutes les régions du monde, les amateurs et amoureux de très belles oeuvres d'Art Automobile se pressent pour acquérir cette denrée très limitée par nature que sont les plus belles voitures du XXème siècle. Leur valeur est de mieux en mieux analysée, et s'inscrit naturellement et solidement désormais dans l'univers des objets d'Art moderne qui sont aujourd'hui un domaine important du patrimoine de l'humanité.

 

Notre vision de l'automobile de Collection, comme celle de beaucoup de passionnés est d'ailleurs inchangé depuis des décennies : si une automobile vous plaît vraiment, vous attire, si vous savez qu'elle vous apportera des joies que vous ne trouverez pas ailleurs, alors, ne tardez pas à l'acquérir si vous en avez les moyens. Ce n'est aucunement une question de revente ou de profit. C'est que plus tard, vous pourriez bien regretter de n'avoir pas cédé à la tentation au bon moment. Bien sûr, si en plus la voiture est rare et fait partie des plus magnifiques chefs d'oeuvre, ce sera toujours un argent bien placé, et y a-t-il plus belle manière de marier passion et raison ?

 

Mai 2014

Au XX ème siècle, l'Histoire de l'automobile a été marquée par une grande diversité. Il exista des constructeurs de toutes tailles, depuis les petits artisans et ingénieurs travaillant avec peu de moyens, jusqu'aux entreprises industrielles, dont Ford fut le précurseur avec ses modèles assemblés à la chaîne. Les moteurs étaient à vapeur, à explosion, à gaz, électriques... dans une profusion de créativité qui produisit parfois de véritables chefs d'oeuvre mariant Technologie et Art (voir notre article dans le dernier Autodrome Bulletin).

Aujourd'hui, on explore de nouveau une variété de systèmes de propulsion (hydrogène, pile à combustible, electricité), mais le marketing et les règlements tendent à niveler et standardiser les modèles. Les constructeurs de modeste dimension animés par des ingénieurs, artistes et créateurs parfois de génie, ont pratiquement disparu. Les noms prestigieux comme Ferrari, Aston Martin ou Lamborghini sont désormais intégrés à de grands groupes. Quelques marques indépendantes ont signé des modèles admirables, tels Mc Laren ou Pagani (avec l'aide de Mercedes-AMG). Mais leur forte identité devra-t-elle aussi s'estomper devant les nécessités commerciales ? L'avenir le dira.

Nous gardons pour notre part une place privilégiée pour l'un des plus petits constructeurs, né à la fin du XXème siècle, dans un des plus petits Etats du monde, Monaco. Il s'agit bien sûr de Monte-Carlo Automobile ou MCA, qui réussit l'exploit, en 1990, de crééer la toute première voiture de route avec une coque en composite-carbone. Et pas n'importe quelle voiture : une GT biplace V12 à très hautes performances, dont une version dérivée fut même alignée aux essais du Mans.

 

Monte-Carlo   Automobile Centenaire : aucun compromis, un cocktail explosif de V12 Lamborghini et de fibre de carbone (châssis et carrosserie).

Le Mans 1993, la version course, dite "MIG", disposant de 720 ch. est alignée aux essais du Mans.

Chronométrée à 354 km/h sur les Hunaudières, elle ne put se qualifier, victime de problèmes techniques.

 

Monte Carlo   Automobile et Prince Rainier présentèrent la "Centenaire", nom choisi en célébration des cent ans de la Principauté, au milieu de l'année 1990, devançant ainsi la Bugatti EB110 (dévoilée un an plus tard en Septembre 91)... Une démonstration technique impressionnante, d'autant que la motorisation n'avait rien à envier aux "super-cars" contemporaines : un V12 Quatre-Soupapes de 500 chevaux, issu de la Countach. En effet, c'est à Monte Carlo   Automobile que Lamborghini avait réservé sa confiance en acceptant de lui fournir des moteurs en exclusivité. La Centenaire réussit ainsi la synthèse d'une extrême légèreté, d'un châssis carbone ultrarigide, et d''un propulseur de haute volée signé Lamborghini.

 

Croquis de la coque en carbone composite de la Monte Carlo Automobile - Lamborghini "Centenaire".

Ce constructeur fut le pionnier d'une technologie aujourd'hui dominante dans le monde des GT les plus prestigieuses.

 

 

Lors d'un essai, le quadruple vainqueur des 24 H du Mans, Henri Pescarolo déclare :

"Dès les premiers mètres au volant, une phrase me vient à l'esprit: bien née. Précision de la direction, stabilité au freinage...impressionnante d'efficacité"

 

 

 

La conception et la réalisation de la Monte Carlo Automobiles-Lamborghini sont signées de personnalités provenant des hautes sphères de l'Automobile de sport et de compétition : le fondateur de la firme, Fulvio Maria Ballabio, est un pilote monégasque (F3000 notamment) qui poursuivait le rêve d'une GT de pointe créée dans la Principauté et s'entoura de talents du meilleur niveau.

Il s'assura de la collaboration du légendaire Carlo Chiti, l'ingénieur qui créa entre autres la Ferrari F1 type 156 Championne du Monde, l'Alfa Romeo 33 prototype, avant de diriger Auto-Delta, puis de travailler pour les équipes Brabham et Alfa-Romeo en Formule 1. Par ailleurs, Guglielmo Bellasi, constructeur de monoplaces F3 et F1, et pionnier des matériaux composites rejoignit l'équipe dirigeante. On lui doit la conception du châssis-coque en composite-carbone, d'avant-garde pour l'époque puisque directement issu de la course, et qui fut conçu et réalisé dans les propres bureaux d'études et ateliers de MCA.

Le Prince Rainier, dont la passion pour l'Automobile est connue, et grand collectionneur, soutint pleinement le projet, qui bénéficia aussi, on l'a dit, de la coopération de rien moins que Lamborghini, avec son V12, l'un des deux moteurs les plus prestigieux des années 80/90 (avec le 12 cylindres Ferrari). Cependant, cet accord fut brusquement annulé lorsque Lamborghini fut repris par Chysler, qui craignait que la MCA avec sa technologie carbone, fasse de l'ombre à la Diablo...

 

Le cockpit de la MCA-Lamborghini: l'ADN de la compétition, avec un parfum de luxe italien

 

Nous poursuivons en ce  moment des recherches historiques afin de consigner le plus précisément possible l'histoire de la marque et d'inventorier les rarissimes MCA construites. Cette magnifique machine de grand sport reste dans l'Histoire comme un défi d'une ambition extrême, presque totalement réussi, en considérant que la partie commerciale demeura l'obstacle le plus difficile pour les créateurs de cette marque. A peine quelques MCA-Lamborghini furent construites, le temps pour la jeune firme d'imprimer sa marque dans le XXème siècle ... Ces voitures demeurent des pièces exceptionnelles par leur conception, leur caractère, leur histoire et bien sûr leurs performances.

Aujourd'hui, la petite firme Monte-Carlo   Automobile poursuit des recherches très avancées sur différents modes de propulsion automobiles. Elle a présenté notamment une GT prototype à hautes performances capable d'exploiter cinq types de carburants différents. La branche Marine TAI-MCM est bien connue sur le marché avec des bateaux de loisirs et de croisière - dont le "Stresa 60" à 5 moteurs, utilisant bien sûr la fibre de carbone et les composites.

 

TAI-MCM Monte Carlo Marine "Argento 36"

 

Avril 2014

Il est toujours fort intéressant pour les passionés d'Histoire de l'Automobile de consulter les documents d'époque disponibles. Sur le site de l'lnstitut National de l'Audiovisuel, nous pouvons voir (ou revoir, pour les plus anciens) une interview de René Bonnet (http://www.ina.fr/video/CAF97520706 ) datée du 13 Février 1962.

C'est un plaisir d'entendre Monsieur Bonnet, déjà très renommé et auréolé de nombreux succès sportifs notamment avec le Coach DB HBR5, répondre avec amabilité et modestie aux questions. La différence avec les énormes structures des constructeurs d'aujourd'hui, impersonnelles et dominées par le "marketing", l'industrialisation et la standardisation, est tellement immense qu'on a du mal à imaginer qu'une petite entreprise rivalisa sans complexe avec les plus célèbres marques de l'époque, et même les devança sur le plan de la conception technique et aérodynamique.

 

René Bonnet présente avec fierté les prototypes en cours de fabrication en vue des 24 H du Mans (à deux mois des essais d'avril !).

Le châssis multitubulaire en acier au chrome-molybdène, qui ne pèse que 20 kg, fait à juste titre la fierté de son concepteur.

Les pièces de carrosserie sont formées à la main à partir de feuilles de Duralumin, comme on le voit dans le reportage. L'aérodynamique est signée Jacques Hubert.

 

C'est aux 24 H. du Mans 1962 que la première Djet fait son apparition (N° 46, document Club RBMS), inspiratrice de toutes les Réné Bonnet et Matra Djet.

La Djet N° 46 perdra l'usage de la 4ème vitesse, José Rozinski étant obligé de tirer la 3ème jusqu'à 8000 t/mn pendant huit heures (!), arrachant la 17ème place au classement général.

La Djet de production ouvrit la voie à toutes les GT de route à moteur central, structure issue de la course, devançant les Lotus Europe, De Tomaso Vallelunga, Lamborghini Miura, Dino 246...

 

 

 

En 1963, l'Aerodjet, malgré une panne de 20 mn, (Beltoise-Bobrowski, N°53), termine 11ème - dans une course marquée par 35 abandons.

 

vrier 2014

Dans nos archives photographiques, quelques moments passés auprès d'automobiles incomparables... nous ne résistons pas au plaisir de les partager avec tous ceux que cela intéresse.

 

Lamborghini Miura Spider SVJ - Salons de Genève 1981

Ce Spider Miura, #4808, est l'ultime évolution du mythique pur-sang italien. C'est à l'origne la Miura exposée par Lamborghini au Salon de Turin 1971 - à l'époque en version S.

En 1980, elle est transformée en Spider SVJ en collaboration avec l'importateur suisse, puis présentée à Genève en 1981 sur le stand Lamborghini - avec un aileron arrière, démonté depuis.

Une de nos plus belles acquisitions ; nous sommes fiers d'avoir reconstitué son histoire depuis sa sortie d'usine, et de l'avoir mieux fait connaître en l'exposant notamment à Rétromobile et à Goodwood.

 

 

Sauvetage et restauration d'une Lamborghini 400 GT 2+2

 

 

 

La remise à neuf d'un moteur Lamborghini V12 est un travail d'orfèvre, de longue haleine. A droite, les tests au banc après les travaux.

Ce moteur est celui d'une 400 GT que nous avions acquise pour la restaurer. Nous avons dû la tirer du champ ou elle était avec un tracteur (ci-dessous).

 

 

 

L'une des 30 Lamborghini Diablo SVR

 

 

Travaux d'entretien sur une rarissime Lamborghini Diablo SVR (1997) que nous avions acquise par passion pour ce modèle, l'un des plus terribles de l'ère "pre-AUDI"...

C'est l'une des 30 ayant participé aux épreuves sur circuit du Challenge Lamborghini. Ce modèle de compétition pure disposait de 575 ch.

 

 

Il y a Bugatti et Bugatti...

L'un des prototypes de la Bugatti EB110 ; il existe encore heureusement.

Nous avons consacré un article complet à la genèse de ce modèle fascinant dans Autodrome Bulletin.

Peu de gens savent que la voiture est née d'une idée de Ferruccio Lamborghini et Paolo Stanzani.

 

 

Lamborghini Pregunta : le chant du cygne

 

 

Le document officiel de présentation de la Pregunta est présent dans notre dossier historique qui accompage ce prototype. On peut y voir, en infographie les demi-toits permettant de

transformer le fabuleux roadster en berlinette... La nécessité de présenter la voiture en toute dernière chance au Salon de Paris 1998, n'a pas laissé le termps de les réaliser.

 

 

 

La construction de ce modèle unique, par les meilleurs artisans et techniciens italiens, a été documentée.

 

 

L'Histoire interrompit brutalement le projet Pregunta (qui signifie "question" en espagnol), le Groupe AUDI ayant d'autres intentions...

Par miracle, la voiture a été préservée ; elle est dans une de nos réserves, en état parfait de fonctionnement.

Ci-dessus à pleine vitesse sur le circuit de Spa Francorchamps, pilotée par Neldo Levy.

 

 

Motocyclette Lamborghini : un parfum de folie

 

 

1986 : Lamborghini signe une moto hors-normes, conçue avec Boxer-Bikes constructeur de machines de course.

Plus chère que toutes les autres, une esthétique aussi provocante que celle de la Countach, elle restera une étoile filante dans l'Histoire de Lamborghini.

Avec son cadre en alliage léger, ses équipements de pointe, et ce carénage intégral, on en connaît à peine une dizaine d'exemplaires ; plusieurs sont dans notre propre Collection.

 


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...L'aventure Autodrome a commencé dans les années soixante, lorsque les frères Levy, passionnés d'automobiles sportives commencent à acquérir leurs premiers "pur-sang", Facel-Vega Facellia,

Alfa-Romeo Giulietta, R8-Gordini, Lotus Elan, Lotus Europe, Maserati Mexico, puis Ferrari et Lamborghini, Aston-Martin, Bentley...

Neldo Levy (Autodrome Paris), et sa première Ferrari

Michel Levy dans les années 80, avec la Miura S blanche de la collection familiale

 

Tel. +33 (0)630 096 491 ou  +33(0)686 699 827 Fixe : +(0)1 45 31 12 49 - Livraison France et international  - English website:

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Quelques automobiles que vous auriez pu acheter chez Autodrome Paris ou Autodrome Cannes...